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Agriculture en sous-bois

Cultiver des plantes et élever des animaux sous les arbres, pour une forme de gestion intégrée de la forêt.

  • Relecture
    par Jerome MATHEY (Conseiller Sciences et Pédagogie)
    26/02/2014

    les articles fraichement rédigés demandent la relecture de l’équipe avant validation, profitez-en, c’est l’occasion de découvrir des sujets passionnants, d’aider de nouveaux éducateurs à intégrer notre réseau. Un premier article riche (art 321) sur des animations autour de l’alimentation Bio permet de présenter de nombreuses activités variées ! allez-y, relisez !

  • Relecture des articles
    par Jérome Mathey
    07/03/2013

    Bonjour à tous, je rappelle que des articles actuellement en attente de publication sont présents sur le site et attendent un petit regard bienveillant de votre part :

    - Article proposé La lutte contre les Espèces Exotiques Envahissantes sur l’île de La Réunion : Problèmes et contraintes : http://www.prog-perception.com/ecri...

    - Déforestation et reboisement : mêmes risques ? : http://www.prog-perception.com/ecri...

    - Fertilisants biologiques : sont-ils intéressants pour l’horticulture ? : http://www.prog-perception.com/ecri...

    - De l’oreille au cerveau : quelle perception musicale ? : http://www.prog-perception.com/ecri...

    - Article proposé Abeilles en vadrouille : de la cueillette de l’essaim à la récolte du miel. : http://www.prog-perception.com/ecri...

    - Article proposé A propos d’identité culturelle : http://www.prog-perception.com/ecri...

    - Fourmis et coévolution, ou comment une espèce réussit-elle dans le maintien de l’équilibre de son écosystème... : http://www.prog-perception.com/ecri...

    - Le concept de Design en Permaculture : http://www.prog-perception.com/ecri...

    certains seront peut-être publié d’ici à votre relecture...allez-y quand même, vous pouvez contacter l’auteur en bas de l’article pour l’aider à améliorer le contenu.

    Merci d’avance

  • Rédaction d’un article sur « Fertilisants biologiques : sont-ils intéressants pour l’horticulture ? »
    par Jérome Mathey
    21/02/2013

    L’article « Fertilisants biologiques : sont-ils intéressants pour l’horticulture ? » est proposé à la publication. Vous êtes invité à venir le consulter et à donner votre opinion dans le forum qui lui est attaché, il faut aider notre équipe en relisant l’article pour y traquer les coquilles, compléter la bibliographie, accompagner la rédaction, aider à vulgariser si besoin. Il est disponible à l’adresse :

    http://www.prog-perception.com/ecri...

    vous vous connectez comme habituellement et vous publiez remarques et conseils au bas de l’article.

    Merci d’avance !

  • Interaction plantes - sons
    par Jérome Mathey
    14/06/2012

    Un article du Monde nous présente aujourd’hui une nouvelle expériences permettant d étudier l interaction entre les sons et les plantes.

    Vous trouverez cet article ici : http://passeurdesciences.blog.lemon...

    Le protocole expérimental est intéressant, les sources bibliographiques pouvant être utiles à nos expérimentations.

    Bonne lecture !

  • Hydroponie, aéroponie, ultraponie c’est pour PERCEPTION 2011
    par Jérome Mathey
    26/01/2011

    Fini les plantes qui grillent, terminé les germinations qui ne fonctionnent pas, on oublie la problématique de la Serre qui dessèche ! Maîtrisés nos paramètres expérimentaux !

    Cette année, Perception doit pouvoir gagner ses lettre de noblesse en terme de biotechnologies en allant voir du côté des techniques de culture durables, modernes et performantes. Plusieurs entités d’aide internationales (USAID, UNESCO) se sont penchés sur les techniques hors-sol, en ayant des résultats largement reproductibles et performants....le tout dans une dynamique durable... on oublie le tassement des sols, l’hypermécanisation, on maitrise les intrants, on limite les maladies, on permet au gens n’ayant pas de sol arable (en forte diminution) de se nourrir... et pour notre OING ? on maîtrise nos paramètres expérimentaux, on améliore nos tests et on se permet d’aller loin, plus loin ! Des tests d’aéroponie et d’ultraponie sont lancés depuis quelques semaines et déjà les résultats sont intéressants...des tomates, des fraises, du basilic sont en train de pousser et la croissance est rapide....et avec un minimum de manipulations. Tous les paramètres sont à optimiser, à critiquer, à modifier, et nous attendons les équipes Perception sur le terrain. La validation des premiers prototypes nous invitent déjà à agrandir le modèle afin d’obtenir suffisamment de plans pour expérimenter pendant nos séjours. Un système de 2 à 3m2 est envisagé, avec la collaboration des camps SPIP pour l’automatisation et le suivi. De nombreux articles et rapports verront le jour dans ces prochaines semaines afin de lancer efficacement la campagne d’expérimentations 2011 !

  • Vous avez dit Enregistreur de température ?
    par Jérome Mathey
    26/01/2011

    Actuellement sur le Centre de St Anthème, des expérimentations sur enregistrement de mesures via microcontrôleurs sont en cours (Arduino, BasicStamp). Une classe vient prochainement sur la thématique des cristaux de neiges et va tester la mesure de température par sonde de platine (PT100). Ces sondes sont couramment employées dans les milieux professionnels pour leur précision (+- 0.2°C) et leur étendue de mesure (-200°C à 850°C). Nous en avons câblés une dizaine afin de les tester avec les élèves (pour mesurer du -70°C). Ces sondes auront besoin d’être raccordées à nos enregistreurs et nous aurons besoin d’amener le signal (actuellement en millivolts) à des valeurs comprises entre 0 et 5V pour qu’elles puissent être reliées aux microcontrôleurs (avis aux amateurs, nous avons de quoi graver des CI ensuite). Mais vous vous souvenez aussi des petits enregistreurs capables de tout faire dans un volume minuscule ?! les Ibutton.... allez voir ici

    à bientôt ! suivez cette classe avec attention !

  • Branchez vos plantes en réseau ;-)
    par Jérome Mathey
    11/01/2011

    Bonjour à tous et meilleurs vœux.

    ce message traite d’un sujet transversal SPIP <-> PERCEPTION

    Depuis quelques mois déjà nous nous sommes lancés dans une sorte de « dépoussiérage » en remettant en route LABVIEW et ses interfaces associées. Nous avons réussi à mettre en place un petit démonstrateur matérialisé par une mini serre complètement automatisée. Ainsi, l’éclairage, la ventilation, l’ouverture d’une trappe, l’arrosage, l’hygrométrie, la mesure de lumière, la température intérieure et extérieure sont tous interfacés avec Labview avec un contrôle à distance par notre réseau informatique. Cette démonstration peut nous permettre de mettre en œuvre cette technologie directement sur notre serre afin d’en contrôler les paramètres et assurer nos expériences de biotechnologie. Une version embarquée est en cours de développement et sera portée par différents microcontrôleurs (pour en évaluer l’adéquation avec notre pédagogie), ainsi différentes cartes sont actuellement testées au centre (Basic Stamp, Arduino, PicBasic, PIC16).

    SI vous êtes curieux de nature ou si vous avez envie d’acquérir de nouvelles compétences, une journée de formation et information gratuites auront lieu à Paris le 8 février prochain. Vous pourrez même passer votre première certification Labview gratuitement... une belle opportunité d’ajouter une ligne au CV !

    Lien vers cette journée NIDays

  • Printemps, époque des semis
    par Jérome Mathey
    19/04/2010

    Notre séjour Perception va pouvoir expérimenter la technique du BRF...une longue série d’expériences nous attend !!! Cependant, il ne faut non plus que nous oublions les semis de printemps, afin d’avoir un espace Potager et des plantes en pagaille pour nos expérimentations estivales. Sur des conseils d’anciens du village, je vais lancer la culture d’oignons, radis et tomates...mais les enfants sèmerons sans doutes aussi d’autres plantes dans des conditions particulières (sol de forêt mixte, de pessière, sous BRF ou non....)

    Un petit calendrier « aide-mémoire » peut se trouver ici

    Bon jardinage et bons semis !!!

  • interaction plantes champignons
    par Antoine Millet
    05/04/2010

    Bonjour

    Je viens d’entendre une info intéressante. Un chercheur de Montpellier a montré que des plantes des sous-bois ne pouvant faire de photosynthèse par manque de lumière sont capables de parasiter des champignons qui eux mêmes parasitent les racines des grands arbres. Ainsi les sucres produits par les arbres sont captés par les champignons puis par les plantes de sous-bois.

    Antoine

    • RE : interaction plantes champignons
      par Cyrille LATOUR
      08/04/2010

      Bonjour,

      Ne serait-ce pas le cas de la Néottie nid-d’oiseau, orchidée du sous-bois totalement dépourvue de chlorophylle ? Je croyais qu’elle était simplement saprophyte, se nourrissant de matériel végétal en décomposition, mais il semblerait qu’elle parasite un champignon qui se nourrit lui-même au dépens d’un arbre... Bon, dans le cas de la Néottie, ce n’est pas du « parasitisme opportuniste » comme le cas que tu mentionnes (parasitisme par manque de lumière pour des espèces normalement autotrophes), mais du parasitisme obligatoire - si du moins elle est effectivement parasite.

      Tu as eu d’autres informations ?

      • RE : RE : interaction plantes champignons
        par Thomas EGLI
        08/04/2010

        Antoine et tous les autres,

        faites vos recherches par mot-clé sur cette base de données d’articles scientifiques :

        http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/

        et si vous trouvez quelque chose, donnez le titre, auteurs et revue à Jérome Sciences & Pédagogie, il vous trouveras le pdf de l’article et vous pourrez en bénéficier pour les animations scientifiques de cet été. Son courriel est sciences-peda objectif-sciences.com

        Thomas

        • RE : RE : RE : interaction plantes champignons
          par Antoine Millet
          08/04/2010

          Bonsoir

          L’info dont je parlais vient d’une chronique de France Info (Info sciences). Je vous transmet le texte que j’ai retrouvé sur le site de la radio.

          Marc-André Sélosse, chercheur CNRS dans l’équipe des « Interactions biotiques » au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive de Montpellier et professeur à l’Université de Montpellier II, vient nous raconter ici une nouvelle histoire de la nature, celle de l’association entre les plantes et les champignons.

          Toute plante est associée à des mycéliums (filaments qui forment la partie végétative du champignon) qui colonisent ses racines, et la zone de contact ou mycorhize est un organe d’échange réciproque entre végétal et champignon. Il existe donc un monde souterrain fait de réseaux entre les végétaux et champignons, réseaux dont la structure et le fonctionnement font l’objet de nombreuses études ces dernières années. Ces études nous ont appris que ces réseaux mycorhiziens jouent un grand rôle dans le fonctionnement et la structuration des communautés végétales : ils permettent le transfert de matière carbonée entre les végétaux, d’amener de la matière à des plantes qui ne font pas ou quasiment pas de photosynthèse, d’aider à la pousse de jeunes végétaux à côtés d’anciens, et peuvent même être propices au développement d’espèces rivales !

          Pour les plantes, ce réseau est fondamental, vital, car la capacité à se lier à des champignons entretenus par d’autres plantes favorise l’établissement de plantules, même dans des sites où l’espèce est initialement absente et où la compétition avec les espèces établies limite sa photosynthèse.

          Les champignons bénéficient eux aussi de l’association à plusieurs hôtes, notamment lorsque ceux-ci appartiennent à des espèces différentes : dans des communautés végétales variables dans l’espace et le temps, les champignons associés à plusieurs partenaires s’installent mieux que ceux plus spécifiques. Par ailleurs, les champignons qui forcent des coopérations entre plantes, notamment en faveur des plantules, favorisent des hôtes qui deviendront plus tard leur source de carbone. Une belle histoire où tout le monde y trouve son compte !

          Marc-André Selosse est également auteur de « La symbiose. Structure et fonctions, rôle écologique et évolutif », paru en 2000 aux éditions Vuibert.

      • RE : RE : interaction plantes champignons
        par Antoine Millet
        08/04/2010

        L’info dont je parlais vient d’une chronique de France Info (Info sciences). Je vous transmet le texte que j’ai retrouvé sur le site de la radio.

        Marc-André Sélosse, chercheur CNRS dans l’équipe des « Interactions biotiques » au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive de Montpellier et professeur à l’Université de Montpellier II, vient nous raconter ici une nouvelle histoire de la nature, celle de l’association entre les plantes et les champignons.

        Toute plante est associée à des mycéliums (filaments qui forment la partie végétative du champignon) qui colonisent ses racines, et la zone de contact ou mycorhize est un organe d’échange réciproque entre végétal et champignon. Il existe donc un monde souterrain fait de réseaux entre les végétaux et champignons, réseaux dont la structure et le fonctionnement font l’objet de nombreuses études ces dernières années. Ces études nous ont appris que ces réseaux mycorhiziens jouent un grand rôle dans le fonctionnement et la structuration des communautés végétales : ils permettent le transfert de matière carbonée entre les végétaux, d’amener de la matière à des plantes qui ne font pas ou quasiment pas de photosynthèse, d’aider à la pousse de jeunes végétaux à côtés d’anciens, et peuvent même être propices au développement d’espèces rivales !

        Pour les plantes, ce réseau est fondamental, vital, car la capacité à se lier à des champignons entretenus par d’autres plantes favorise l’établissement de plantules, même dans des sites où l’espèce est initialement absente et où la compétition avec les espèces établies limite sa photosynthèse.

        Les champignons bénéficient eux aussi de l’association à plusieurs hôtes, notamment lorsque ceux-ci appartiennent à des espèces différentes : dans des communautés végétales variables dans l’espace et le temps, les champignons associés à plusieurs partenaires s’installent mieux que ceux plus spécifiques. Par ailleurs, les champignons qui forcent des coopérations entre plantes, notamment en faveur des plantules, favorisent des hôtes qui deviendront plus tard leur source de carbone. Une belle histoire où tout le monde y trouve son compte !

        Marc-André Selosse est également auteur de « La symbiose. Structure et fonctions, rôle écologique et évolutif », paru en 2000 aux éditions Vuibert.

        • RE : RE : RE : interaction plantes champignons
          par sara
          03/03/2011

          Il ne sagit donc pas de parasitisme... Le parasitisme est en fait assez rare. Certain disent que c’est une forme évolutive non aboutie (quel organisme aurait intérêt à détruire les ressources dont ils dépend pour survivre ? même l’homme est en train de se rendre compte que ce n’est pas possible à long terme). André Selosse a aussi écrit un article intéressant sur les frontières entre animaux-végétaux et champignons. On le retrouve dans le « pour la science » n°350, décembre 2006.

          • RE : interaction plantes champignons
            par Thomas EGLI
            03/03/2011

            En effet, cela s’approcherait plus d’apports gagnant-gagnant dans les deux sens, au point que sur la vigne écologique (sans intrans), nous réfléchissons même, au Domaine de la Chapelle aux différentes techniques que l’on peur proposer aux viticulteurs de mettre en oeuvre pour relancer les mycorhizes afin de protéger et nourrir leurs vignes. Par exemple, il a été remarqué que les maladies du bois (esca par exemple) peuvent être jugulées par la présence d’une grande quantité de mycorhizes.

            Enfin, et cela permet d’aller encore plus loin, il a aussi été remarqué que les arbres fruitiers présents dans la vigne nourrissent celle-ci au lieu de lui faire concurrence, et que les jus de raisin on un goût prononcé du fruit voisin. Des chercheurs de Montpellier on pu décrire des interactions racinaires entre arbres différentes physiquement voisin. Il faut encore regarder de quelle manière ce sont les mycorhizes qui permettent ces apports mutuels entre arbres ou bien si ceux-ci ont lieu sans leur intervention.

            Thomas

  • Des perles dans les sous-bois
    par Thomas EGLI
    02/04/2010

    La culture en forêt de plantes ornementales ou médicinales marie économie et écologie

    Par Jean Hamann

    Il n’en pas simple de convaincre la nature de produire en abondance ce qu’elle livre habituellement avec parcimonie. Depuis cinq ans, un groupe de recherche interuniversitaire intéressé par la culture d’espèces végétales de sous-bois présentant un intérêt médicinal ou ornemental en a fait l’expérience. Si les résultats qu’ils ont obtenus jusqu’à présent ne laissent pas entrevoir un nouveau Klondike, ils constituent néanmoins une assise scientifique sur laquelle peuvent maintenant se reposer les propriétaires de boisés désireux de se lancer dans le commerce de ces plantes. D’ailleurs, ceux qui se laisseront tenter par l’aventure auront une double satisfaction : ils diversifieront leurs revenus tout en participant indirectement à la sauvegarde des populations sauvages de ces espèces.

    « Parce que les plantes herbacées forestières croissent et se propagent lentement et à l’abri du soleil intense, il était plus simple et moins coûteux de prélever des spécimens sauvages dans la nature plutôt que de tenter d’en faire la culture sous ombrière, dans les champs ou en pépinières, a rappelé Line Lapointe, professeure au Département de biologie, en ouverture du Colloque sur la culture des plantes herbacées médicinales et ornementales en forêt feuillue, qui s’est déroulé le 1er février sur le campus. « Cette façon de faire ne pouvait pas durer parce qu’elle menaçait les populations sauvages. D’ailleurs, depuis 2005, la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables interdit cette pratique », a-t-elle souligné à la centaine de participants, en majorité des propriétaires de boisés.

    Depuis 2002, Line Lapointe, Alain Olivier (Phytologie), Paul Angers (Sciences des aliments et de nutrition), des chercheurs de l’Université de Sherbrooke et d’Agriculture Canada et un groupe d’étudiants-chercheurs ont entrepris une série d’expériences pour tenter de mieux comprendre les exigences de ces capricieuses plantes de sous-bois. Grâce au soutien financier du CORPAQ et du FQRNT, ils ont étudié, en serres et sur le terrain, des espèces recherchées sur le marché des plantes médicinales (caulophylle faux-pygamon, sanguinaire, gingembre sauvage, actée à grappe, bois piquant et polygale sénéca) et des plantes ornementales (fougère-à-l’autruche, adiante pédalée, trille blanc, érythrone). « Nos études ne visaient pas à sanctionner l’efficacité de ces plantes médicinales, précise Line Lapointe. Nous cherchions des façons d’en faire la culture en milieu naturel de façon à répondre à la demande du marché et à faire cesser le pillage des plantes sauvages. »

    Dans l’ensemble, les essais ont donné des résultats encourageants pour toutes les espèces, confirme la chercheuse, mais une bonne connaissance des exigences écologiques de chacune, en termes de lumière et de conditions du sol, est essentielle pour assurer une croissance optimale. Ainsi, si la luminosité n’influence pas la concentration des composés actifs dans les plantes médicinales, elle augmente par contre la croissance de trois des quatre espèces testées (actée, gingembre et sanguinaire), et du coup leur rendement en ingrédients actifs, a démontré l’étudiante-chercheuse Julie Naud. « Des trouées dans la canopée pourraient faire partie d’un plan d’aménagement forestier approprié pour la culture de ces espèces », suggère-t-elle. De son côté, l’étudiante-chercheuse Souad Bouchiba a découvert d’importantes variations dans la concentration en composés actifs chez ces plantes médicinales. Une part significative de cette variabilité serait d’origine génétique, ce qui laisse entrevoir la possibilité de sélectionner des plants particulièrement productifs en composés actifs, suggère-t-elle.

    La multiplication de ces plantes reste toutefois problématique. « Même après trois années de culture, certaines espèces ne fleurissent pas », souligne Line Lapointe. L’équation est simple : pas de fleurs, pas de graines, pas de multiplication germinative. La seule façon de produire suffisamment de plants pour démarrer des cultures dignes de ce nom est le bouturage à partir du rhizome, la « racine » de ces plantes. « Chez les espèces de petite taille, on peut produire trois ou quatre plants à partir d’un plant mère », précise-t-elle. Le hic, outre la lenteur du procédé, est qu’il faut prélever des plantes dans le milieu naturel pour partir la chaîne, et leur nombre doit être suffisamment élevé pour assurer une certaine diversité génétique. « Le défi d’accélérer et d’augmenter le taux de germination de ces espèces devra être relevé si l’on veut développer cette activité agro-forestière et conserver les populations sauvages de ces espèces », conclut la professeure.

    Illustration : Utilisée depuis très longtemps comme plante médicinale mais également appréciée comme plante ornementale, la sanguinaire du Canada pourrait faire l’objet de culture en sous-bois

    Source : http://www.aufil.ulaval.ca/articles...

    • RE : Des perles dans les sous-bois
      par Richard Fays
      10/03/2014

      La culture en sous-bois permet effectivement de faire croître des espèces menacées ou surexploitées. Néanmoins, on ne peut pas les faire grandir n’importe où : la nature du sol, l’enracinement des arbres déjà en place, le taux de couverture, l’exposition, la pluviométrie, les bactéries du sous-sol, et d’autres paramètres encore influent sur leur croissance.

      Dans cet environnement, si l’ombrière est avantageusement remplacée, cela ne garantir pas nécessairement le succès.

      Nous pratiquons ce type de plantation à Madagascar, et nous privilégions malgré tout un certain ensoleillement des plantes : en effet, des semis (ou boutures) conservées à l’ombre sont plus fragiles que des plantes cultivées au soleil ; effectivement, à l’ombre la croissance est meilleure, mais il n’est pas impossible que l’ouverture de la canopée (arbre tombé, élagué ou abattu) nuise considérablement aux plantes.

      Pour espérer une production équivalente (en quantité mais surtout en qualité) à celle de l ’environnement naturel , il faudrait que les conditions ’naturelles’ soient exactement recréées. Cet environnement différent, par exemple d’une région à l’autre, ou d’un pays à l’autre, est la base même de différences qualitatives (ou gustatives des plantes) puisque la nature même du sol et l’environnement complet influent sur ces plantes.

      La multiplication est diversifiée ; mais une fois encore, cela ne signifie pas que les plantes porteront des fruits/graines.

      Enfin, planter pour répondre à la demande du marché aujourd’hui, peut très bien vous mener à planter des espèces qui seront devenues invendables à l’heure de leur maturité. L’idée est excellente, mais il faut bien réfléchir avant de se lancer ; il est possible de faire pousser des plantes alors que tout le monde vous dira que c’est mission impossible, et à l’inverse, il est tout aussi possible de rater une production qui semblait toute naturelle.